Une nouvelle tentative de figer le Sud du Yémen dans le passé
Il y a quelques jours, une décision a été prise pour former un Sénat du Sud par le président Aidarous Al-Zubaidi. Cette commission comprend des personnalités yéménites influentes portant les titres de prince, sultan et cheikh. Il y a un an, une décision similaire avait été prise pour créer un Conseil du Sud, confiée à la même personne mais avec un titre différent. La formulation de ces décisions en dit long sur l’orientation de la conscience citoyenne et politique dans une partie du Yémen, voire dans tout le pays. Face aux défis de la vie quotidienne qui frappent durement l’ensemble des Yéménites en raison de l’effondrement de l’État depuis le coup d’État houthiste-salehiste, de l’échec des politiques gouvernementales multiples ou de la politique délibérée des Houthis visant à appauvrir la population, cette décision peut sembler marginale. Elle s’inscrit cependant dans une série de mesures qui concernent les élites politiques et leurs luttes, mais relève en réalité de transformations...